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Vendredi 27 juin 2008

Tien? Un petit truc que j´ai trouvé sur un
blog (encore ???)

 

 

« Le 20 mai dernier, des parents d'élève de Monein dans le Béarn ont découvert un questionnaire joint à un test d'évaluation expérimentale de CM2. Dans sa partie 4, destinée à être remplie par les élèves, l'enfant devait notamment dire si ses parents sont nés en France, quelle langue est parlée à la maison, avec qui il vit précisément, etc. Le ministère a finalement annulé cette partie »

 

Intéressant sujet non ? La partie du questionnaire incriminée se trouve ici


J´essaie d´imaginer ce que pourrait dire mon futur enfant lorsqu´il devra définir Roxane et moi.


Ben oui, réfléchissons :

Est-ce que tes parents sont nés en France ?


Ben...Peut on réellement dire que Roxane est née en France ? C´est vrai, après tout est ce que l´Alsace est bien en France ? Bien qu´officiellement se soit le cas, beaucoup en doute ? Combien de personnes extérieures à notre belle région ont une vision encore actuelle d´une alsace germanique ? Après tout, nous sommes travailleurs, carrés, enviés par tout le reste de la France (c´est ce qu´on nous apprends à l´école) et nous sommes soumis aussi a un régime germanique au niveau des remboursements de santé.


En plus, ma Roxane parle un dialecte qui ressemble à la langue de nos voisins situés de l´autre coté de la frontière.

Une langue bizarre ressemblant a de l´allemand mais avec des contractions bizarroïdes et qui changent en plus en fonctions des petites villes et des villages.

L´alsacien strasbourgeois se différencie de celui de Koenigshoffen qui n´est pas le même que celui de Schiltigheim (schilig pour les intimes ), qui lui-même n´est pas celui d´offendorf etc.


Et pour  confirmer la non appartenance de l´alsace à la France, je cite un contrôleur de Bus fonctionnaire à la CUS : « Je ne veux pas parler cette langue de Boche »


En alsace, parfois, nous avons l´impression d´être en territoire occupé, un peu comme Berlin lorsqu´elle était divisé en 4.


Et moi, suis-je né en France ?

Ben oui avec ma peau halé, mon sourire en accordéon, mes cheveux bouclés (et non crépu) et mes lèvres pulpeuses on pourrait se dire que ce n´est pas le cas : Et on aurait raison étant donné que je suis né dans la ville allemande qui fut divisé en 4.

 



Pour ce qui est du langage, ben... je parle le strasbourgeois ! Ce qui, aujourd´hui, s´apparenterait plus au français qu´à l´alsacien et en plus je parle épisodiquement deux autres langues mais uniquement lorsque je suis dans le pays qui parle ces deux langues et j´en apprends deux autres encore :

La langue du pays des pates


 

 









[je ne parle pas de la chine)

 

 


 


La langue du pays des lémuriens et de la terre rouge














(Mars n´a pas de Lémurien)



















Et quand je pense qu´on a décidé que les grands parents de chaque coté e la famille parlerons a notre enfant leur patois...



Allons, allons, ne pensons pas trop de mal de ce questionnaire après tout c´est pour mieux

adapter le système éducatif français à la situation réelle des élèves.






 

par jocelyncharles publié dans : Ras l bol
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Vendredi 27 juin 2008

Pas le temps de rédiger, je vais  faire un peu d´impro.

 

En lisant le blog de ladiscrete, je suis tombé sur un article où je suis intervenu pour apporter mon témoignage quand à l´âge pour faire des études.

 

Voici un petit extrait de l´article :

 

« Tout a commencé l'année dernière. Ayant connu comme tout un chacun les désillusions de la vie professionnelle et ses abîmes d'ennui, je décidai un jour de claquer la porte et de reprendre des études depuis longtemps avortées. Je passai donc toutes les étapes qu'imposent notre sacro sainte administration : maîtrise, puis demande d'intégration en master recherche  (DEA) puis recherche d'un directeur de thèse et enfin inscription en doctorat, guidée par un certain goût (para)militaire {je file la métaphore} de l'aridité de la réflexion.

Cette expérience me donna l'occasion de mesurer combien notre société nous empêche de dévier, par de mesquines allusions, des indirectes pourrait-on dire, du droit chemin du "travail". Mes vingt huit ans passés m'excluaient à jamais de la joyeuse catégorie des étudiants. La sécurité sociale étudiante déjà me fût refusée, puis le droit d'accès aux tarifs étudiants pour les transports en commun (petit ça), enfin, comble du comble, le simple droit de travailler à l'université pour financer mes études. Enseignante, bibliothécaire, moniteur informatique, j'étais prête à tout. Mais ces petites pépites vers lesquelles je tendais la main luisaient à deux pas comme un fruit défendu; tout cela  en raison de mon grand âge, il ne fallait pas afficher plus de vingt sept ans au compteur. La loi, me rétorqua-t-on, la loi.
»

 

La suite de cet excellent article ici.

 

J´ai rapporté en commentaire comment ma mère, malgré une vie professionnelle enrichissante a décidé de reprendre des études tout en travaillant. Parce qu´elle travaillait en Allemagne et avait su, depuis toutes ces années, maîtriser la langue de Goethe et de Schiller, elle s´était dit qu´elle pourrait obtenir un diplôme qui confirmerait ses compétences linguistiques.

Ne voulant pas trop côtoyer la jeunesse en Amphi et ayant des horaires ne lui permettant pas de côtoyer les bancs de ces mêmes Amphis, elle décida de suivre l´enseignement de germanistique par le biais du Centre de Télé enseignement Universitaire (CTU).

 

L´inscription ne posa aucun problème, cependant, lorsqu´elle me demandait d´aller chercher sa carte culture au secrétariat de la Fac, que d´étonnement de la part du secrétariat du fait de son âge en me demandant pourquoi elle n´avait pas commencé plus tôt.

 

Je me suis demandé, à cet instant, pourquoi un tel étonnement étant donné, je le croyais à l´époque, qu´on pouvait faire des études à tout âge...Cet remarque n´était pas bien méchante en soi, chacun d´entre nous peut se poser des questions sur n´importe quoi ou/et n´importe qui. Mais tout au long de son cursus, des remarques du même style ainsi que des émotions de la part d´entourage provoquèrent chez ma mère, une forme de pessimisme qui lui faisait douter de sa normalité. Heureusement la réussite des différentes étapes de son cursus ne la dissuada pas de continuer.

 

Je ne sais pas pour vous, mais je considère qu´on à le droit de pouvoir faire des études à tout âge.  Ce ne sera pas la première fois que j´entendrais tel personne qui aurait envie de changer, par exemple, son orientation, ou tel autre qui a trouvé un certain plaisir dans un thème et décide de l´approfondir à l´université.

 

Ainsi, l´infirmière m´ayant permit de faire un stage à Strasbourg était auparavant secrétaire de direction et gagnait assez bien sa vie. A 30 ans, mariée, un enfant, elle décida de changer son orientation. Son travail ne l´avait jamais vraiment intéressé mais il fallait bien vivre et son rêve d´enfance avait toujours été de devenir infirmière.

 

Beaucoup d´amis de l´époque l´ont critiqué : la retraite, l´âge, l´argent etc.

Ceux-ci disparurent une fois réussi son concours et engagé dans son cursus de 3 ans. Maintenant, divorcé, toujours un enfant : elle est heureuse.

 

Une de mes ex a toujours été une brillante étudiante dans son établissement privé. Toutes les portes lui étaient ouvertes pour la suite de sa scolarité d´après bac. Mais ayant toujours cherché à être la meilleure dans ses études, elle avait oublié de se demander ce qu´elle voulait faire de sa vie.

Elle commença par des études de médecines. Les diverses fêtes quotidiennes ont amoindri un peu ses performances pour son concours ou elle échoua avec un assez bon classement, insuffisant cependant pour entrer dans la branche médecine.

 

Elle passa alors le concours Kiné, acheva son cursus et ouvrit un cabinet dans le quartier huppé de la région parisienne ou elle fini par prodigieusement s´ennuyer à écouter les femmes de bonnes familles aisés avec leur petit chien. Elle laissa tout tomber, s´était marié entre temps puis se demanda quoi faire. Et puis un beau jour elle décida de devenir instit. Là encore, que d´interrogation sur l´âge de notre futur enseignante des écoles primaires.

 

Saviez vous qu´en médecine si vous n´êtes pas nouvellement bachelier, vous devez passer devant une commission qui acceptera ou non de vous permettre de vous engager dans ses études ? Et ne croyez pas que vous serez dispensé du concours de P1 ou de L´ENC.

 

Tout semble être fait finalement pour que, si vous décidez de changer de voie, on vous juge et on vous condamne presque. A croire que vous devez forcément être prédestiné pour un métier. Vous y croyez vous au monde des idées de Platon ? Moi, non.

 

 

 

 

 

par jocelyncharles publié dans : Ras l bol
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Mercredi 4 juin 2008
En lisant ce blog, vous savez sans doute qu'une de mes sources d'inspirations dans le domaine de la réflexion concernant l'actualité en France est Mona Chollet qui officia comme Chroniqueuse sur Arte radio avec Martin Winckler.

Je suis tombé sur cet article, lors de ma recherche d'infos sur une affaire belge dont on « n'entends plus beaucoup parler ». Cet article à du être fait le 21 mai de l'année dernière, juste après les élections présidentielles de 2007 qui couronna Nicolas Sarkozy, président de la république française.

Je ne commenterais pas l'article mais je vais plutôt vous faire part de mes premières pensées non élaborés qui me sont apparues pendant que je lisais cet article car, comme l'aurait dit maitre Eolas ( commentaire 1108 ), j'ai une certaine tendance à lire avec mon imagination plutôt qu'avec mes yeux.

D'après Mona Chollet,lorsque Rama Yade et Rachida Dati sont entrées au gouvernement, beaucoup y ont vu la preuve que la discrimination n'existait pas en france et que les personnes issues des minorités pouvait « y arriver » comme les autres.

Ma mère disait à l'époque qu'aucun gouvernement, quelque soit son orientation politique, n'avait, jusqu'à ce jour, introduit dans leur rang des membres de minorités ethniques sauf, peut-être, pour des postes de moindres importances.

Peut-être...

Mona Chollet semble dire que l'apparition de ces deux personnes dans un gouvernement était un moyen d'écarter d'un revers toutes les accusations de discriminations en France et dans le monde politique, un peu comme lorsqu'un Jocelyn va dans une boite et qu'on lui refuse l'entrée car:
 - il est mal habillé
 -il n'est pas habitué de l'endroit
 - la direction à changé et donc nouvelle politique pour le choix des personnes pouvant entrer ou non dan cet illustre établissement dédié à la détente
 - il y a trop de monde (alors que nous sommes en début de soirée)

Et si le Jocelyn évoque un semblant de discrimination, il lui est rétorqué que cette accusation n'a pas lieu d'être puisqu'il y a des personnes de couleurs dans la boite (une tactique bien souvent utilisé permettant d'éviter les accusation pour racisme)

Que penser de tout cela?

Il fut un temps, la rumeur, bien souvent justifié, soutenait que les partis politiques étaient prompt à demander aux personnes issues de minorité ethnique des voix mais ressentais une certaine réticences à les laisser s'engager dans les parties politiques et progresser dans la hiérarchie d'un parti


Je me rappelle également comment, après leur installation à Strasbourg, comment mes parents ont subit beaucoup de réticences et de la gêne de la part des deux parties qui exprimaient leur tendance, lorsqu'ils voulurent s'inscrire et qui les ont incités à abandonner leur projet d'engagement.

Qu'en est il aujourd'hui?

Une amie, au cours d'une conversation téléphonique, m'a encouragé de faire de la politique car « en ce moment, on aime bien les noirs ». Amusant non? Devrais je surfer sur la vague?

Je vous laisse lire la suite de l'article, je m'arrêterais simplement sur le thème de la victimisation.

Mona Chollet relève, comme j'ai pu le faire, que l'accusation le plus souvent utilisé pour les personnes parlant des discriminations étaient de faire de la victimisation.
J'ai participé il y a quelques mois à un débat sur un forum où on a parlé de
victimisation. Quelque chose du genre « Nous en avons marre de la victimisation de certaines communautés ». Et j'ai relevé que de nos jours, la victimisation est devenu un gros mots. En fait, toute revendication, toute remarque évoquant la discrimination est devenu de la victimisation.
Accusé de ce signe infame, l'individu portant la « marque » devrait etre regardé par ceux qui l'entoure de la meme maniere que la lie de la société.

Répétez après moi:
Victimisation ... Behhhhhhhhhhhhh

Encore:
Victimisation ... Behhhhhhhhhhhhh

Être accusé de victimisation tue le discourt et bâillonne toute conversation sur le sujet de la discrimination.

En France, la discrimination n'existe pas. D'ailleurs Rachida Dati et Rama Yade en sont la preuve. Toute discussion annexe serait de la victimisation ( Behhhhhhhhhhhhh )


PS: Mon article est ouvertement partisan, je n'ai jamais caché mes opinions et je n'en ai pas honte car j'ai un vécu et je ne vais certainement pas le balayer d'un revers sous prétexte, paraît il, que je victimise.

PPS: Mes condoléances aux familles de Lamine Dieng et d'Ibrahima Sylla et j'espère que Monsieur K.M a pu s'en sortir avec son voisin.

 

 

Petit trackbak sur le site de Titophe: Victimes et coupables, un schéma dépassé

par jocelyncharles publié dans : Ras l bol
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Jeudi 14 juin 2007

Je viens d´apprendre, en consultant mes messages et en surfant , un triste nouvelle concernant MSF.

Etant moi même intéressé par tout ce qui touche les missions humanitaires effectués par les médecins et autres professions de la santé, je ne peux que me sentir choqué de ce qui est arrivé a cette jeune ( car sur la photo on peut constater sa jeunesse ) volontaire de MSF.

J´avoue que je ne comprends pas que l´on puisse tirer sur une voiture estampillé MSF, comme je ne comprendrais pas qu´on puisse attaquer une voiture estampillé croix rouge.

Cet acte peut réellement être dissuasif pour ceux qui ont envie de partir de leur pays «  confortable » pour porter leur expérience et savoir faire a des endroits où on manque de médecins……

Non je ne comprends pas…. Déjà le fait de couper la gorge d´un journaliste devant des caméras me sidère…. Mais la, je me dis qu´on devrait peut être arrêter de faire de l´humanitaire et laisser les gens se débrouiller tout seul…..

 

En tout cas je compatis à la douleur de la famille et … je ne sais pas ce que je devrais souhaiter de plus, car franchement, je suis écœuré

par jocelyncharles publié dans : Ras l bol
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Lundi 14 mai 2007
Bonjour,

Les présidentielles sont terminés, un nouveau président a été élu et c´est le petit Nicolas.

Je tiens donc, à présenter cette fable au 50 et quelques pourcents de personnes qui ont voté pour lui :

 

           Les grenouilles se lassant
            De l'état démocratique, 
            Par leurs clameurs firent tant 
Que
Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique: 
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
            Que la gent marécageuse, 
          
Gent fort sotte et fort peureuse, 
            S'alla cacher sous les eaux, 
            Dans les joncs, les roseaux, 
            Dans les trous du marécage, 
Sans oser de longtemps regarder au visage 
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau. 
            Or c'était un
soliveau
De qui la gravité fit peur à la première 
            Qui, de le voir s'aventurant, 
            Osa bien quitter sa tanière. 
            Elle approcha, mais en tremblant; 
Une autre la suivit, une autre en fit autant: 
            Il en vint une fourmilière; 
Et leur troupe à la fin se rendit familière
            Jusqu'à sauter
sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours
coi.
Jupin en a bientôt
la cervelle rompue:
«Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.» 
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
            Qui les croque, qui les tue, 
            Qui les gobe à son plaisir; 
            Et grenouilles de se plaindre. 
Et Jupin de leur dire:« Eh quoi? votre désir
            A ses lois croit-il nous astreindre? 
          
Vous avez dû premièrement
            Garder votre gouvernement;
Mais, ne l'ayant pas fait,
il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
            De celui-ci contentez-vous, 
            De peur d'en rencontrer un pire.»

 
Amusez vous bien….


reference:
Les Grenouilles qui demandent un Roi
                  Livre III - Fable 4
                  Jean de la Fontaine
par jocelyncharles publié dans : Ras l bol
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