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Dimanche 28 octobre 2007
La bataille fait rage en ce moment dans le camp des étudiants en médecine français.. Depuis quelques semaines a débuté la grève des internes contre des articles du projet de loi appelé LFSS 2008. Suis-je d´accord avec eux ? Suis-je d´un avis contraire à leur revendication ? Sincèrement, et cela est certainement voulu, je suis face à deux choix contradictoires. D´un coté, je trouve normal que les médecins soient bien répartis sur toute la France, d´un autre coté, je comprends qu’íls ne doivent pas être les seuls à être délocalisés. C´est tous les services publics qui devraient être reparti sur tout le territoire.
Alors ne sachant pas quoi penser, je laisse le temps faire son office afin de mieux percevoir quel sera le devenir des évènements actuels. Je me contente actuellement d´aller sur les différents forums, de lire les articles Internet, de voir les réactions des médecins et des étudiants  en médecines et des non-médecins et étudiants qui ne sont pas en médecine. Je pèse le pour et le contre de leurs arguments.
Je me trouve dans une situation amusante.
Ces jeunes médecins qui dénigrent les
médecins étrangers, qui ont une vision condescendantes sur les études médicales à l´étranger, qui ont souvent, dans leur espace de liberté que tout le monde peut lire, des opinions très moqueuses sur les patients, les considérants comme des sortes d´arriérés ( et oui, cela ne se traduit sans doute pas dans  leurs actes mais en lisant ce qui s´écrit dans ces forums d´étudiants en médecine, on peut difficilement en ressortir avec une opinion des plus positives des médecins et de ceux en devenir.) Je relève comme cette bloggeuse médecin l´argument constant de la pénibilité du travail et ceux qui la brandissent constamment oublient bien souvent qu´il existe d´autres professions qui demandent également de faire des sacrifices de loisirs, de couple, de vie de famille et cet oubli provoque chez ceux qui sont de l´autre coté du bureau de consultation et qui ne font pas parti du milieu médical, une impression que les médecins et ceux en devenir, sont des nantis prétentieux qui ne pensent qu´à leur patrimoine sans pour autant faire bouger leurs fessiers.

Je relève également un jeu de comparaison entre les diverses professions. Il est de bon ton actuellement de s´amuser à comparer les métiers de médecin avec ceux qui ne concernent pas le milieu hospitalier. On comparera donc un ingénieur,
un prof de college-Lycée ainsi que des instituteurs, les fonctionnaires et bien d´autres, à ce métier de médecin.
C´est dole, car on y va de ses préjugés : on a l´impression que rien n´est plus dure que la formation médicale et que les étudiants en médecine se font tous “enc…” pardon …  “avoir “
Peut-être est ce vrai…..

Je m´amuse à lire la réaction des étudiants en médecine dans les commentaires d´article paraissant sur le web et traitant de la grève des internes et les thèmes qui y sont associés. Certains étudiants font vraiment l´effort d´expliquer ce qu´il en est. D´autres sont trop techniques, ne vulgarisent pas assez. D´autres encore s´amusent à fermer le clapet à des intervenants qui sont sincèrement contre ce mouvement de grève et  qui en profitent pour déverser leur aversion pour les médecins.
Ces derniers, et ceux qui vont le devenir, me pose, dans les commentaires qu´ils postent, un problème car ils se permettent de poster de la même manière qu´ils le font sur leur forum, c´est à dire, en postulant que les gens qui oseraient critiquer les médecins sont des pauvres types qui ne savant rien, qui sont jaloux et qui finiront dans le caniveau ou resteront dans leur vie insipide.
J´avoue que cette manière de convaincre le monde hors médical me laisse assez perplexe et je ne peux m´empêcher de repenser à cet adage mentionné par le personnage principal du film “ no smoking “ expliquant à son fils la nature de son métier et lui faisant comprendre que lorsque deux interlocuteurs discutent sur un sujet dont les opinions le concernant sont diamétralement opposées, le but n´est pas de convaincre l´interlocuteur de la véracité de sa thèse mais ceux qui assistent à la discussion. En tentant de “ descendre “ ´interlocuteur adverse, parfois en voulant le dégrader, les étudiants montrent un réel manque de sang froid mais également confirme l´idée qu´ils se sentent supérieur au commun des mortels ( le concours aidant sans doute à intégrer cette opinion ).
Une des réflexions qui me fait rire c´est cette comparaison avec les fonctionnaires – Prof ( ex- instit, prof de collège et de lycée ). C´est là qu´on apprend que, sur les forums, certains étudiants ( et étrangement souvent des étudiantes ) sont issues de famille de prof et, de par leur relation familiale, confirment en ricanant que les profs sont des glandeurs.
Le travers est étrange, sachant que, lorsqu´on parle de sujets médicaux, ils considèrent que seul ceux qui vivent ces études sont à mêmes de parler sur ces sujets et que tout ce qui est rapporté, en un mot ce qui appartient au "on dit “ n´a pas de valeur.

Tout cela me montre simplement qu´il y a beaucoup de maladresse verbale et de problème de communication entre les étudiants en médecine, les médecins, et les “autres”( les éventuels patients n´appartenant pas au milieu médical )

J´espère simplement que cette grève apportera son lot de mise au point quand a la conduite à tenir face à la population qui veulent bien se faire soigner par eux mais qui relèvent des comportements de ou parfois qui fantasment sur les médecins et les étudiants de cette filière.



PS: Je vous recommande, si vous le désirez, de discuter de ce sujet soit en laissant un commentaire sous ce billet, soit de vous inscrire sur mon forum et de contribuer au fil de discussion concernant ce billet.
par jocelyncharles publié dans : et les études de médecine en france?
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Vendredi 29 juin 2007
Bonjour
je me permet encore de plagier un article de MArtin Winckler tant j´adore son site et les articles qu´il y met.
D´ailleurs pour etre juste avec celui que je copie, le texte sera un grand lien qui menera mes lecteurs vers son site.

" L’Esprit d’Escalier, épisode 3
La condescendance des Français...
par Mona Chollet
Article mis en ligne le 23 janvier 2006

Aujourd’hui, c’est ma troisième chronique, et je me rends compte que le fait de parler plutôt que d’écrire, ça met en jeu des choses vraiment différentes. C’est une expérience assez nouvelle pour moi, parce que jusqu’ici, j’avais plus l’habitude du journalisme écrit...

Et je me demande si, pour l’expression orale, je n’aurais pas un handicap de départ du fait que je ne suis pas française. Parce que ça ne s’entend pas forcément au premier abord, mais je ne suis pas française : je suis suisse. Alors déjà, vous remarquerez qu’on n’a aucune chance de bien parler quand on doit commencer par prononcer une phrase pareille : « je suis-suisse »... Ce n’est même pas une nationalité, c’est un bizutage permanent.

Mais plus largement, il y a une chose que tous les Suisses romands savent bien, et qui les bluffe complètement, d’ailleurs, c’est que les Français parlent mieux qu’eux. Vous prenez n’importe quel Français, quel que soit son âge, sa profession, sa classe sociale, vous lui collez un micro sous le nez, il vous fait un discours clair, intelligible, fougueux, convaincant, souvent spirituel, par-dessus le marché...

Ecouter la chronique sur le site d’ArteRadio

Vous faites la même chose avec un Suisse romand, il va hésiter, bredouiller, chercher ses mots... Et même s’il arrive à parler clairement, le plus souvent, ça restera un discours assez plat, sans aucun humour.

Evidemment, je ne suis pas la première à faire cette remarque. Quand je venais tout juste d’arriver à Paris, et que je me sentais un peu perdue, je relisais le livre de Ramuz, l’écrivain suisse, sur les douze années qu’il a passées à Paris, au début du siècle dernier. C’est un très beau livre, qui s’appelle Paris, notes d’un Vaudois. Lui aussi était complètement terrifié par l’éloquence des Parisiens - et notamment par le bagout de sa concierge, qui lui tenait la jambe dans l’escalier et qui lui donnait des complexes atroces.

Mais ce qui est intéressant, surtout, c’est la façon dont il expliquait les problèmes d’élocution des Suisses romands. Il disait, en substance : quand on parle français et qu’on est suisse, on est nourri par toute une culture qui fait référence à un territoire qui n’est pas le nôtre, et à une Histoire qui n’est pas la nôtre. Un Français qui lit Balzac, Hugo, Zola, Flaubert, il peut toujours se situer par rapport à ce qui est raconté : s’il est parisien, le cadre de sa vie quotidienne est le même que celui de ses lectures ; s’il habite en province, ça lui renvoie peut-être une image moins flatteuse, mais au moins, la province, c’est encore un lieu identifié : c’est sur la carte. Alors qu’un Suisse romand, lui, ne peut jamais se situer sur la carte, et ça fait qu’il ne sait pas très bien qui il est. Ramuz écrivait qu’il doutait à la fois de ce qu’il voulait dire et de ce qu’il était, « car, je cite, les deux choses n’en sont qu’une et on ne sait pas ce qu’on va dire quand on ne sait pas ce qu’on est  ».

Pour un Suisse romand, il y a quelque chose de très mystérieux et de très enviable dans l’assurance et dans la spontanéité des Français. C’est même la principale leçon que Ramuz avait retenue de son séjour à Paris : il disait que ça lui avait appris à assumer ce qu’il était. Après douze ans, il était retourné en Suisse, et il était devenu un écrivain résolument vaudois, en même temps qu’un écrivain universel.

Mais aujourd’hui, dans le contexte actuel, je ne sais pas si on peut encore tirer les mêmes conclusions qu’à son époque. Je me demande si les Français ne commencent pas à être un peu trop sûrs d’eux-mêmes. Ce qui me frappe, moi, c’est leur vision condescendante de toutes les autres cultures de la planète. C’est le fait qu’ils ne peuvent s’intéresser aux étrangers que quand ceux-ci clament leur amour de la culture française et répètent partout qu’ils lui doivent tout, qu’elle les a sauvés, là-bas, dans leur pays de sauvages...

C’est leur tendance à se gargariser de leurs grands et beaux principes, et de considérer que le fait de les avoir formulés les dispense de les appliquer, en quelque sorte. Ou même, plus inquiétant, c’est leur manière de déguiser leur chauvinisme et leur peur de l’autre en défense de valeurs universelles. C’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à comprendre, parce que, quand on vient d’un pays dont les principales contributions au progrès de l’humanité sont le secret bancaire et le couteau multilames, je vous assure que ça invite à l’humilité.

En fait, les jours où j’ai la folie des grandeurs, ce qui m’arrive quand même assez souvent, je crois que mon rêve, ce serait de rassembler tous mes compatriotes exilés en France, et que, ensemble, on apprenne aux Français à bégayer. "

 

 


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par jocelyncharles publié dans : et les études de médecine en france?
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Mardi 19 juin 2007

Bonjour,

vous vous rappelez sans doute de l´article ou je me plaignais de cet article de loi visant à empêcher les francais effectuant des études dans un pays européens de participer à l´ENC européens ?

 

Deux réponses m´ont été apporté à ce sujet.

L´une venant d´un très bon site sur le droit en médecine. Je vous laisse lire la réponse à mon commentaire.

L´autre provenant du forum ou la discussion portait sur ce sujet et nous avons, par l´intermédiaire de DELPHEE, à présent la réponse de la SOLVIT.

 

En résumé, il n´y a aucune infraction car en tant que francais voulant étudier en France, nous ne sommes pas protégé même si on pourrait être considéré comme appartenant à l´europe car notre pays ne nous reconnaît pas comme ressortissant européen mais comme francais.

 

Donc fini pour moi l´espoir de faire l´ENC ( je n´avais pas l´intention de le passer ).

 

Tant pis

 

par jocelyncharles publié dans : et les études de médecine en france?
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Vendredi 18 mai 2007
Bonjour,
j´ai trouvé une vidéo amusante sur les externes en france, j´aimerais vous en faire profiter.

La vidéo est géniale est j´espere qu´elle vous plaira .

merci coco :)


par jocelyncharles publié dans : et les études de médecine en france?
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Vendredi 4 mai 2007
Non, non pas de gros articles aujourd´hui, juste un petit peu de délation, tout simplement.
Quand, dans un forum d´étudiant en médecine, quelqu´un demande des renseignements sur l´inscription dans une faculté de médecine d´un pays européen, trouvez vous normal qu´au lieu de répondre à sa question on tente avec force de le dissuader?
Moi pas


En meme temps, demander ce genre de renseignements à des étudiants ne connaissant que le système francais, il ne fallait sans doute pas s´attendre à une réponse constructive et informative ........
par jocelyncharles publié dans : et les études de médecine en france?
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