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Vendredi 29 juin 2007
Bonjour
je me permet encore de plagier un article de MArtin Winckler tant j´adore son site et les articles qu´il y met.
D´ailleurs pour etre juste avec celui que je copie, le texte sera un grand lien qui menera mes lecteurs vers son site.

" L’Esprit d’Escalier, épisode 3
La condescendance des Français...
par Mona Chollet
Article mis en ligne le 23 janvier 2006

Aujourd’hui, c’est ma troisième chronique, et je me rends compte que le fait de parler plutôt que d’écrire, ça met en jeu des choses vraiment différentes. C’est une expérience assez nouvelle pour moi, parce que jusqu’ici, j’avais plus l’habitude du journalisme écrit...

Et je me demande si, pour l’expression orale, je n’aurais pas un handicap de départ du fait que je ne suis pas française. Parce que ça ne s’entend pas forcément au premier abord, mais je ne suis pas française : je suis suisse. Alors déjà, vous remarquerez qu’on n’a aucune chance de bien parler quand on doit commencer par prononcer une phrase pareille : « je suis-suisse »... Ce n’est même pas une nationalité, c’est un bizutage permanent.

Mais plus largement, il y a une chose que tous les Suisses romands savent bien, et qui les bluffe complètement, d’ailleurs, c’est que les Français parlent mieux qu’eux. Vous prenez n’importe quel Français, quel que soit son âge, sa profession, sa classe sociale, vous lui collez un micro sous le nez, il vous fait un discours clair, intelligible, fougueux, convaincant, souvent spirituel, par-dessus le marché...

Ecouter la chronique sur le site d’ArteRadio

Vous faites la même chose avec un Suisse romand, il va hésiter, bredouiller, chercher ses mots... Et même s’il arrive à parler clairement, le plus souvent, ça restera un discours assez plat, sans aucun humour.

Evidemment, je ne suis pas la première à faire cette remarque. Quand je venais tout juste d’arriver à Paris, et que je me sentais un peu perdue, je relisais le livre de Ramuz, l’écrivain suisse, sur les douze années qu’il a passées à Paris, au début du siècle dernier. C’est un très beau livre, qui s’appelle Paris, notes d’un Vaudois. Lui aussi était complètement terrifié par l’éloquence des Parisiens - et notamment par le bagout de sa concierge, qui lui tenait la jambe dans l’escalier et qui lui donnait des complexes atroces.

Mais ce qui est intéressant, surtout, c’est la façon dont il expliquait les problèmes d’élocution des Suisses romands. Il disait, en substance : quand on parle français et qu’on est suisse, on est nourri par toute une culture qui fait référence à un territoire qui n’est pas le nôtre, et à une Histoire qui n’est pas la nôtre. Un Français qui lit Balzac, Hugo, Zola, Flaubert, il peut toujours se situer par rapport à ce qui est raconté : s’il est parisien, le cadre de sa vie quotidienne est le même que celui de ses lectures ; s’il habite en province, ça lui renvoie peut-être une image moins flatteuse, mais au moins, la province, c’est encore un lieu identifié : c’est sur la carte. Alors qu’un Suisse romand, lui, ne peut jamais se situer sur la carte, et ça fait qu’il ne sait pas très bien qui il est. Ramuz écrivait qu’il doutait à la fois de ce qu’il voulait dire et de ce qu’il était, « car, je cite, les deux choses n’en sont qu’une et on ne sait pas ce qu’on va dire quand on ne sait pas ce qu’on est  ».

Pour un Suisse romand, il y a quelque chose de très mystérieux et de très enviable dans l’assurance et dans la spontanéité des Français. C’est même la principale leçon que Ramuz avait retenue de son séjour à Paris : il disait que ça lui avait appris à assumer ce qu’il était. Après douze ans, il était retourné en Suisse, et il était devenu un écrivain résolument vaudois, en même temps qu’un écrivain universel.

Mais aujourd’hui, dans le contexte actuel, je ne sais pas si on peut encore tirer les mêmes conclusions qu’à son époque. Je me demande si les Français ne commencent pas à être un peu trop sûrs d’eux-mêmes. Ce qui me frappe, moi, c’est leur vision condescendante de toutes les autres cultures de la planète. C’est le fait qu’ils ne peuvent s’intéresser aux étrangers que quand ceux-ci clament leur amour de la culture française et répètent partout qu’ils lui doivent tout, qu’elle les a sauvés, là-bas, dans leur pays de sauvages...

C’est leur tendance à se gargariser de leurs grands et beaux principes, et de considérer que le fait de les avoir formulés les dispense de les appliquer, en quelque sorte. Ou même, plus inquiétant, c’est leur manière de déguiser leur chauvinisme et leur peur de l’autre en défense de valeurs universelles. C’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à comprendre, parce que, quand on vient d’un pays dont les principales contributions au progrès de l’humanité sont le secret bancaire et le couteau multilames, je vous assure que ça invite à l’humilité.

En fait, les jours où j’ai la folie des grandeurs, ce qui m’arrive quand même assez souvent, je crois que mon rêve, ce serait de rassembler tous mes compatriotes exilés en France, et que, ensemble, on apprenne aux Français à bégayer. "

 

 


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par jocelyncharles publié dans : et les études de médecine en france?
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Vendredi 29 juin 2007
Bonjour,
je me permet de remettre en logne cet article piqué je ne sais ou sur ce blog et provenant de mon autre blog. Bon ca n´a rien a voir avec les études de médecine en allemagne mais j´aime bien .

"

Colonialisme
L'Esprit d'Escalier de Mona Chollet, ép. 12

Je ne sais pas au juste dans quelle émission c'était, parce que je l'ai attrapé au vol dans le « Zapping » de Canal Plus. C'était en janvier, dans un talk-show politique du genre « Mots croisés » d'Arlette Chabot, sur France 2, juste après le tsunami. Un type intervenait en duplex, je ne sais même pas qui c'était, c'est vraiment de l'amateurisme total, cette chronique, et il reprochait aux invités sur le plateau d'avoir une attitude « colonialiste ».

J'imagine qu'ils avaient dû s'indigner parce que l'Inde refusait l'aide étrangère. Et alors là, à partir du moment où le mot « colonialiste » était lâché... Il y a des mots, comme ça, qu'il suffit de prononcer pour avoir instantanément l'air d'un bouffon - « capitalisme », ça marche bien, aussi - tout le monde sait que le capitalisme, ça n'existe plus. Il fallait voir la tête des invités - il y avait Bernard Kouchner parmi eux.

Ecouter la chronique sur le site d'ArteRadio

Tous à se bidonner plus ou moins ouvertement, à échanger des regards entendus, avec des petits sourires condescendants, l'air de dire : « colonialistes », voyons, des gens comme nous, éminemment raisonnables et éclairés, qui travaillent d'arrache-pied au bien de l'humanité, mais c'est ridicule. Bien sûr, les colonisateurs d'autrefois étaient eux aussi persuadés d'être raisonnables et éclairés, et de travailler d'arrache-pied au bien de l'humanité, mais bon, nous, ce n'est pas pareil, on est plus malins que nos ancêtres. Voilà.

C'est terrifiant de constater à quel point on s'est décomplexés, en quelques années, sur le chapitre de l'histoire coloniale. On recommence à être intimement persuadé de la supériorité de l'Occident, de son innocence vertueuse, de sa mission civilisatrice. George Bush déclare que l'Amérique ne cherche qu'à aider les partisans de la démocratie et de la liberté partout dans le monde, et quand on a vu ce qu'il met sous ces mots, on se dit qu'il va bientôt réussir à faire adorer la dictature et l'esclavage à la terre entière.

En France, il y a deux ans, on avait vu quelques députés, parmi lesquels Philippe Douste-Blazy, déposer un projet de loi visant à faire reconnaître, je cite, « l'œuvre positive de l'ensemble de nos concitoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de la présence française ». L'opposition ne s'est pas beaucoup émue. Par contre, ça a fait s'étrangler Olivier Le Cour Grandmaison, auteur d'un livre sur l'occupation de l'Algérie au titre éloquent, Coloniser. Exterminer, paru chez Fayard.

Il y explique que la conquête de l'Algérie, jalonnée de massacres et de spoliations, a été le laboratoire de concepts comme ceux de « races inférieures », de « vie sans valeur » et d'« espace vital », qui étaient promis à l'avenir que l'on sait. Il rappelle aussi que c'est en Algérie qu'on a inventé l'internement administratif, avant de l'importer en métropole dans les années trente, et de l'appliquer aux étrangers, aux communistes, puis aux juifs sous Vichy. En février, il a publié une tribune dans Le Monde pour faire remarquer qu'on avait raison d'être vigilants sur les tentatives de réviser l'histoire de l'Occupation, mais qu'on aurait intérêt à l'être tout autant pour refuser ce qu'il appelle le « révisionnisme colonial ».

Dans les milieux de la gauche caviar et du consensus bon teint, on est un peu plus modéré qu'à droite. On se contente de considérer que le colonialisme, c'est réglé, c'est du passé, et un passé qui n'a plus aucune influence sur notre présent. C'est-à-dire que, par exemple, l'histoire des femmes algériennes qu'on forçait à retirer leur voile pendant la guerre d'Algérie, avec pour résultat qu'elles étaient de plus en plus nombreuses à se voiler, parce qu'elles ne voulaient pas qu'on dise que la femme algérienne se libérait grâce à De Gaulle, eh bien, ça n'a aucun rapport avec les récentes polémiques sur le voile à l'école.

Et si vous prétendez le contraire, ça veut dire que vous voulez enfermer les descendants de colonisés dans une identité de victimes - c'est étonnant comme on refuse toujours de reconnaître le statut de victimes aux gens qui en auraient justement besoin pour pouvoir un jour le dépasser.

Si vous croyez qu'on ne se débarrasse pas aussi facilement, quand on est un Occidental, de ce que l'historienne Sophie Bessis appelle « l'esprit spontané de domination », on vous dit aussi que vous êtes masochiste, que vous aimez vous autoflageller. C'est drôle, mais moi, j'ai plutôt l'impression que le vrai masochisme, ce serait de prendre le risque de ressembler un jour à la petite assemblée bouffie de bonne conscience et de suffisance que j'ai aperçue à la télévision ce soir-là. "

( Cette article provient du site de Martin Winckler, écrivain et médecin )
par jocelyncharles publié dans : jocelyncharles
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Mardi 19 juin 2007

Bonjour,

vous vous rappelez sans doute de l´article ou je me plaignais de cet article de loi visant à empêcher les francais effectuant des études dans un pays européens de participer à l´ENC européens ?

 

Deux réponses m´ont été apporté à ce sujet.

L´une venant d´un très bon site sur le droit en médecine. Je vous laisse lire la réponse à mon commentaire.

L´autre provenant du forum ou la discussion portait sur ce sujet et nous avons, par l´intermédiaire de DELPHEE, à présent la réponse de la SOLVIT.

 

En résumé, il n´y a aucune infraction car en tant que francais voulant étudier en France, nous ne sommes pas protégé même si on pourrait être considéré comme appartenant à l´europe car notre pays ne nous reconnaît pas comme ressortissant européen mais comme francais.

 

Donc fini pour moi l´espoir de faire l´ENC ( je n´avais pas l´intention de le passer ).

 

Tant pis

 

par jocelyncharles publié dans : et les études de médecine en france?
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Jeudi 14 juin 2007

Je viens d´apprendre, en consultant mes messages et en surfant , un triste nouvelle concernant MSF.

Etant moi même intéressé par tout ce qui touche les missions humanitaires effectués par les médecins et autres professions de la santé, je ne peux que me sentir choqué de ce qui est arrivé a cette jeune ( car sur la photo on peut constater sa jeunesse ) volontaire de MSF.

J´avoue que je ne comprends pas que l´on puisse tirer sur une voiture estampillé MSF, comme je ne comprendrais pas qu´on puisse attaquer une voiture estampillé croix rouge.

Cet acte peut réellement être dissuasif pour ceux qui ont envie de partir de leur pays «  confortable » pour porter leur expérience et savoir faire a des endroits où on manque de médecins……

Non je ne comprends pas…. Déjà le fait de couper la gorge d´un journaliste devant des caméras me sidère…. Mais la, je me dis qu´on devrait peut être arrêter de faire de l´humanitaire et laisser les gens se débrouiller tout seul…..

 

En tout cas je compatis à la douleur de la famille et … je ne sais pas ce que je devrais souhaiter de plus, car franchement, je suis écœuré

par jocelyncharles publié dans : Ras l bol
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