A cette époque,j'avais décidé de partir pour le Goethe Institut de Freiburg.
Ce n'etait pas une période simple.Tout d'abord j'avais une copine,Caroline.C'était une sédentaire qui voulait un homme à la maison qui parte le matin travailler et qui revienne le soir pour ramener l'argent et lui faire l'amour.Moi j'avais ce rêve en tete de partir dans le pays ou mes parents ont fait une partie de leurs études, dans ce pays ou je suis né, de quitter la france,de vivre cette aventure qui me grandirait.
Je n'aime pas les strasbourgeois mais j'adore Strasbourg.Mais,pour moi,elle est la représentation du chateau de la belle au bois dormant.A ma connaissance; aucun basanés vivant dans cette ville, n'arrive facilmement à progresser tellement sont nombreux les barrages comporetementaux des humains non basanés qui y vivent.
J'ai vécu ça en psycho, des doctorants, pendants les TP qui remarquaient tout le monde sauf moi, des mobings universitaires alors qu'on nous enseignait les mécanismes du mobing.
Ce sera un sujet développé par un invité de ce blog donc je ne m'étendrais pas sur ce thème.
Mais j'avais l'impression d'etre bloqué à 15 ans, sans aucune maturation et je sentais qu'à Stras, je resterais comme ça.
Mais Caroline était là.Elle connaissait mes projets et m'annonca, car elle avait beaucoup de problèmes financiers à cette période, qu'elle me quitterais pour un homme ayant plus d'argent que moi, qui s'assume.
S'assumer.J'ai beaucoup entendu ce mot.Ne pas être un Tanguy mais s'assumer.
Mes parents proviennent d'une culture ou il faut tout faire pour le bien etre de ses enfants mais,l'impression que j'ai, est qu'un enfant à 18 ans , en europe, doit etre jeté dehors afin qu'il se débrouille tout seul.Bon nombre d'étudiant en médecine ou de cursus long aurait eu bien du mal s'ils s'assumaient entièrement.
En quittant strasbourg, je serais donc célibataire, abandonné, c'était ma pensée de l'époque par la femme que j'avais appris à aimer pendant deux années.
Ensuite viennent les amis.Je pense à Dom. Ceux qui donnent à l'amitié de hautes vertus comprendront,après mon récit que :
- je ne crois pas en l'amitié toujours
- je pense que les amis vous inscrivent toujours dans un schémas semblant immuables.
A mon anniversaire, ce cher ami apprenait accidentellement mon intention d'effectuer des études de médecines en allemagne.Et sa réaction fut assez décevante:
" Toi?En Allemagne.? Tu as toujours été nul en allemand au Lycée et meme moi je n'y arriverais pas". Il fauit savoir que dominique est en partie allemand et francais, qu'ils est parfaitement bilingue voire polyglotte vu sa maitrise de l'anglais et d'une langue asiatique ( japonais ou chinois ).
Il faut reconnaitre que mon parcourt scolaire à travers cette langue n'était pas des plus glorieux.
A mes début en 6e,mon objectif consistait a comprendre les anciens patients ainsi que les collegues que nous rencontrions , ma mere et moi, à Kehl, ville frontaliere de strasbourg située en allemagne ou ma mere travaillait. Il faut dire que lorsque l'un et l'autre l'abordait, je me sentais systématiquement frustré de mon manque de compréhension.
C'était donc d'arrache pied que je décida, de prendre l'allemand en premiere langue au lycée et mes début furent prometteur.
Cependant au bout d'un an j'avais l'impression de ne pas progresser surtout qu'a coté, dans ma classe, j'avais des dialectophones alsaciens qui atteignaient le niveau que je désirais atteindre .
J'avais l'impression d'etre dans une classe de surdoué ce qui m'emmena a partir de la 5e à abandonner peu à peu la langue de Goethe et de Schindler ce qui ne pu etre rattrappé jusqu'en terminale
Dominique étant un copain de lycée, je peux comprendre l'image qu'il avait de moi mais, malgré cela, je ne pu m'empecher de lui en vouloir et vous comprendrez que j'ai ressenti son affirmation comme de l'arrogance.De plus il montrait de moi une image peu flatteuse.
C'est donc avec ces blessures de l'ame que je suis entré à l'université de Mainz.
Cette adaptation ne pouvait qu'etre effrayante.J'allais vivre dans un système auquel mon Bac ne m'avait pas préparé et dans une mentalité assez différente de celle que j'ai toujours fréquenté.
Aujourd'hui je ne regrette rien car d'une part je suis fier de faire ces études, d'autres part je suis assez content d'entrevoir l'avenir avec un peu plus d'optimisme: Dans peu de temps, je serais médecin.
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