Extrait du site Bondyblog
Vous l'avez compris, c'est ce vigile qui a été traité, selon lui, de sale noir par un membre du cabinet de Monsieur Brice Hortefeux.
Tous les témoins devant corroborer ses dire ont,selon lui, tourné leur veste, sans doute sous la pression du ministère et de leurs employeurs.
Que doit on penser de cela? Tout simplement que lorsque nous sommes victimes d'un acte quelconque puni par la loi, nous avons besoin de bons témoins et ceux-ci sont libres de changer leur témoignages ou de refuser de témoigner quand bon leur semble.
Après coup, nous nous disons que monsieur Kitenge aurait du immédiatement relever les témoignages par écrit et faire signer les témoins.
Cette situation peut arriver à chacun d'entre nous. Toute personne victime d'harcèlement sexuel ou moral, de discrimination et que sais je encore peut en témoigner.
L'histoire de monsieur Kitenge évoque chez moi une autre histoire qui s'est passé à l'époque ou je venais de m'engager dans l'association SOS racisme. L'association m'avait demandé d'assister à un procès pour soutenir les 3 plaignants dont le personnel d'une boite strasbourgeoise de plus de 25 ans leur avait refusé l'accès, en prétextant qu'il y avait déjà trop de monde. Le prétexte aurait été valable si, quelques instants après ,un groupe de personne non basané n'avait pas eu l'autorisation de suremplir, l'établissement voué à la détente de ceux qui voulait y laisser leur denier gagner durement pendant la semaine.
Pourquoi l'association n'avait pas porté plainte contre la boite ? Je n'en sais rien.
Ma supposition serait que les gérants de cette établissement ont du laisser en pâture leur lampiste, se dédouanant d'un comportement qu'aucun homme censé et baigné dans l'esprit de la république
pourrait avoir.
Epaulés par SOS racisme et la LICRA-strasbourg, les 3 plaignants puis l'accusé purent relater les faits devant la cour. Mis au courant par les deux partis du déroulement, à leurs yeux, de l'affaire, le juge écouta les témoins.
Le témoin des trois plaignants exposa son témoignage en minimisant les faits. Il raconta qu'il avait beaucoup hésité à venir témoigner après avoir écouté, le soir de l'événement, les explications de l'accusé et jugeant assez vraisemblable ce que les policiers lui auraient dit lorsqu'il vint avec les plaignants au commissariat pour porter plainte. Ceux-ci lui auraient dit qu'il ne fallait pas interpréter la situation comme le pensait les plaignants.
Le juge fut grandement intéressé par ce qui fut dit par les policiers et la salle put constater que les étapes qui ont permis ce témoignage ne furent pas jonché de roses
Témoigner n'est pas une mince affaire, cela n'a rien d'anecdotique et est soumis à des contraintes autant externes qu'internes.
La semaine dernière, un ami m'a demandé de devenir un de ses témoins de moralité.
« A ces mots, je ne me tins plus de joie. J'ouvris mon large bec et fit tomber ma proie. »
Plus sérieusement, je me suis dit que j'allais me débiner. Je le connais peu n'étant plus autant à strasbourg, et malgré avoir téléchargé le formulaire, j'ai plus envi de disparaître que de
l'aider.
Que faire?
Je souhaite bonne chance à Monsieur Kintenge.
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