Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Je sors un peu de ma tanière afin de réagir brièvement sur deux thèmes lus dans l'actualité et Je me réserve le droit, plus tard de les développer .
Premier Thème: Je lis en ce moment, sur un forum d'étudiant en médecine français, un topic traitant d'une sombre histoire de corruption dans les études de médecine en Roumanie.
La discussion comme d'habitude bat son plaint et je lis ici est là , un médecin qui va directement sur l'option « achat de diplôme » , d'autres sur la compétence et la soi disante sous compétence des cursus universitaires d'autres pays ( la France semblant être le summum selon eux, de l'éducation médicale) et enfin l'interrogation d'un étudiant sur la raison pour laquelle un étudiant en médecine appartenant à un pays membre de l'union européenne ne devrait pas repasser tous les concours et examen classant pour pouvoir exercer en France ce qui serait une garantit de compétence.
Sur le premier point, j'aimerais rappeler que l'article précise bien que l'ordre des médecins n'a aucune preuve qu'il y ait corruption dans le cursus médical roumain ce qui nous permet d'utiliser le concept de présomption d'innocence. Nous ne savons pas si les allégation de ces étudiants français sont avérés ou non, s'ils ne sont pas mu par un vengeance divers (celui de ne pas avoir réussi dans ce cursus par exemple ou avoir eux même tenté de corrompre le système mais comme cela n'a pas marché, ils décident de jouer sur les stéréotypes associés aux anciens pays de l'est pour jeter une certaine suspicion sur le cursus médical roumain).
Cacophoniste, un étudiant de nationalité française en Roumanie, annonce, dans le topic, que ce type de situation n'est pas forcément fausse. Je ne discuterais donc pas son affirmation étant donné qu'il connaît le fonctionnement des études en Roumanie mieux que moi.
Sur le deuxième point, je m'étonne des affirmations des étudiants en médecine français concernant la formation médicale en Roumanie et sur le dénigrement des personnes ayant raté leur deux P1 et faisant leurs études en Roumanie.
Les étudiants français, tout comme moi, ne connaissent pas le cursus en Roumanie et pour cause, il est difficile de trouver sur le Google.fr des informations réellement fiables sur ce cursus. D'ailleurs, il n'existe que très peu d'information sur les filières universitaires quand on cherche sur internet. Alors comment peuvent ils se permettre de dire tout et n'importe quoi ce qui peut, si une personne s'intéressant à ce cursus parvient sur ce topic, à être très mal voire désinformé...
Ensuite concernant les personnes ayant fait deux P1 en France, certains étudiants aimeraient leur voir interdire d'exercer leur droit en tant que citoyen européen sous prétexte qu'ils ont échoué au concours. Je comprends l'agacement de ces étudiants ayant passé ce concours mais ne leur est il pas venu à l'esprit que c'est exactement le même cas pour un ressortissant européen ayant échoué dans son pays et qui ferait son cursus en France?
Le dernier point, malgré l'avoir dit tant et tant de fois (je me fais l'effet d'un Jean Baptiste prêchant dans le désert), j'aimerais rappeler que l'équivalence des diplômes médicaux au sein de l'union européenne se fait pour tous les états membres de l'union. C'est ce qui permet a un allemand de pouvoir exercer en France, a un français d'exercer en Angleterre, a un suédois d'exercer... en Roumanie. Le jeux de ces reconnaissance est justement de faciliter le déplacement des personnes sans devoir systématiquement qu'ils soient obligés de repasser le cursus dans l'un ou l'autre pays... Quand ces étudiants menacent de quitter la France si l'Etat cherche à les forcer à s'établir dans une zone désertique, ceux ci sont bien content que leur diplôme seront reconnu dans un autre pays membres de l'union mais lorsqu'il s'agit de membre de l'union ayant obtenu leur diplôme dans leur pays, les voilà qui s'exercent à l'hermétisme: deux poids deux mesure, tout pour nous, rien pour les autres...
Deuxième Thème: Je viens d'apprendre qu'un médecin noir s'est vu interdire de soigner un patient par un policier. L'affaire me semble un peu plus complexe qu'il n'y parait et il ne faudrait pas en venir à quelques réflexes Pavloviens sur l'opinion que l'on peut avoir concernant les deux parties désignés dans cette affaire (les policiers et le médecins noirs).
Pourtant je suis restés surpris en lisant une question révélatrices:
« Avait-il son diplôme français de médecine, au moins ? »
Etre noir et être médecin semble être synonyme de médecin ayant obtenu son diplôme dans un pays d'Afrique. Personne ne semble se dire que si ce médecin exerce dans un hôpital public, il est censé être compétent et que la couleur ne traduit pas le lieu d'obtention de diplôme.
Il suffit de lire la liste des nationalités et des diplômes pour exercer en France pour s'en rendre compte. Ces associations entre nationalité (et peut être ethnie) et le lieu d'obtention d'un diplôme sera, je pense , développé dans l'article que je compte bien écrire sur les médecins étrangers (Ou je me pose la question: qu'est ce qu'un médecin étranger en France)
Il reste donc pas mal d'incompréhension lorsque des étudiants en médecine français tentent de comparer le cursus médical dans les pays de l'union européenne et le leur, de méconnaissance quand au droit du déplacement des ressortissants de l'union européenne et sur les règles de reconnaissance de diplôme médicaux au sein de l'union et plus généralement, encore et toujours des stéréotypes sur les compétence de médecin d'ethnie étrangère.
Je m'arrête là et j'espère ne pas vous avoir trop ennuyé quand a l'objet de mes agacements.
Il y a de cela une semaine, lorsque j'étais à strasbourg, j'ai proposé à People@ de venir faire quelques courses, une belle occasion pour nous revoir et pour recartographier la ville dans laquelle j'ai vécu pendant un certains nombres d'années.
Nous sommes passés chez Arpège, un magasin de musique situé près des quais pas loin de la place de l'étoile et qui s'est énormément développé depuis la première fois ou j'ai poussé sa porte.
C'est là ou j'ai pris l'habitude d'acheter mes corde de guitare « Augustine bleu » pour guitare classique et ou j'ai décidé d'acheter un accordeur électronique, appareil devenu nécessaire depuis l'annonce par mon ORL de ma perte d'audition et que ce constat m'a fait prendre conscience que mon vieux diapason allait désormais rester dans son étui.
Après avoir demandé, observé, puis acheté l'accordeur électronique le moins cher, je demandais à un vendeur donner des informations à People@ sur les différents recueils permettant d'apprendre le Piano car je me suis rappelé qu'elle voulait en acheter et prendre des cours.
Celui-ci lui lui montra un recueil de Piano pour adulte débutant contenant deux CD-ROM et un livre de solfège. En regardant ces livres, je me suis rendu compte à quel point l'apprentissage de la musique s'est démocratisé. A présent on peut apprendre le solfège tout seul et apprendre un instrument sans l'aide d'un professeur alors qu'auparavant on nous disait que le bon apprentissage ne pouvait se faire qu'avec un professeur attitré et souvent à des prix assez élevé.
J'ai voulu apprendre la Guitare parce que je voulais imiter bon nombres de guitariste de mon époque . Mes parents s'étaient renseigné auprès de divers personnes et le conseil qui revenait constamment était de prendre un professeur. J'avais 8 ans et mon premier cours se fit par un professeur lié a un magasin de musique qui me laissait constamment seul lorsqu'il me demandait de faire des exercices. J'ai changé de professeur et j'ai rencontré celui qui allait m'enseigner la Guitare pendant une grande partie de ma vie. C'était un homme amusant qui nous impressionnait par sa maîtrise de l'instrument, qui utilisait la Guitare pour faire de l'humour, je riais constamment chez lui. Il me donnait des devoirs et lorsque je revenait chez lui pour montrer le résultat de mon entraînement, il m'accompagnait et l'exercice qui m'avait paru le plus ennuyeux possible devint un morceaux magnifique.
L'apprentissage de la Guitare était pour lui l'occasion de nous enseigner la vie. Il ponctuait ses explications techniques par de petites anecdotes ou des histoires. Comme je n'étais pas seul dans son cours, il arrivait bien souvent qu'un autre élève accompagnait mes morceaux. Il m'était son grain de sel avec quelques improvisations de son cru et de temps en temps traînait dans un coin quelques gâteaux et boisson divers pour nous désaltérer.
Après quelques années dans son cours, il m'a encouragé à passer des concours et grâce à lui, j'ai pu goûter à ma première victoire et faire l'expérience de jouer devant une salle remplie de spectateurs et comprendre l'intransigeance du jugement d'un public comparé au jugement d'un jury de musicien.
L'approche de cette époque pouvait être intéressante mais assez onéreuse étalé sur de nombreuses années. Bien sur il existait déjà des recueils de guitare, mais un recueil mais que peut un recueil lorsque personne ne vous montre comment on joue? Une autre méthode consistait à aller voir un copain qui connaissait un morceau de nous l'apprendre avec la technique qui l'accompagne et de morceaux en morceau on finissait par se constituer une technique au cas par cas.
Aujourd'hui, certains recueil possèdent des CD ROM permettant au débutant d'avoir un exemple visuel du jeu de son instrument, et peut être y trouve t on également une adresse de site internet avec des exercices et une rubrique d'aide. Un apprentissage de qualité semble désormais accessible aux gens sans passer par une école spécifique et à son rythme.
C'est pour moi une véritable révolution.
Commentaires